C’est dans un contexte social et économique qui continue à présenter des effets négatifs en termes de précarité, d’emploi, de chômage, d’accès à la qualification,... que nous souhaitons inscrire encore plus fortement la MIFE comme un lieu positif, de développement, respectueux des individus et qui agit pour trouver des solutions socialement et économiquement cohérentes.
L’ambition du projet Maison départementale de l’emploi et de la formation (MDEF) visant à décloisonner des pratiques entre les collectivités et l’État en matière d’emploi et d’inclusion sociale produit d’ores et déjà des effets positifs. La MIFE s’en est inspirée et a travaillé à un positionnement et une identité complémentaire et cohérente qu’elle traduit par la création d’un pôle des collectivités dans la MDEF. Cela permet aux autres membres fondateurs de peut-être mieux comprendre et évaluer l’action de notre organisation et de celles qui la composent.
En effet, ce pôle collectivités, outre la MIFE, réunit la MDEJ et le BAIE. Nous entamons sa construction pour mieux imprégner la Maison de l’emploi de nos savoir-faire, de nos stratégies d’intervention comme :
• être proches, accessibles sans distinction de « catégories »
• anticiper, construire des stratégies individuelles et collectives pour sortir de l’immédiateté du traitement d’urgence
• accompagner en mobilisant tous les moyens à partir de la question posée par l’usager
• animer des réseaux d’experts et traduire ces savoirs et connaissances en solutions pragmatiques et accessibles
• toujours innover, ne pas « institutionnaliser » les pratiques, être toujours insatisfaits pour satisfaire les orientations des élus, des partenaires et du public qui nous font confiance
Notre principal champ de repositionnement pour 2007, c’est la démarche individuelle auprès des entreprises. En effet, si nous avons su améliorer notre service en direction du public depuis 1999, par souci de bon équilibre et de véritable médiation, nous proposons de configurer notre pôle collectivités à l’interstice du développement social et du développement économique.
Des services de la MIFE au service des enjeux
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L’observation, anticipation :
l’ODEF et la Mission Mixité des Métiers
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Pour la MIFE et particulièrement l’ODEF, c’est clairement l’anticipation des mutations économiques et la veille stratégique qui définissent notre orientation 2007. Nous aurons toujours besoin d’un observatoire « traditionnel » fondé sur le traitement statistique mais aujourd’hui, pour arriver à « phaser » nos actions, à offrir des clefs de lecture au public mais aussi aux chefs d’entreprise, il nous faut nous inspirer des solutions de veille et de traitement de l’information pertinente pour comprendre notre territoire et ses évolutions.
Il faut qualifier l’information, développer notre connaissance et comprendre une économie mondialisée pour certains secteurs (filière automobile, énergie) ou très localisée pour d’autres (tourisme, utilité sociale par exemple).
L’ODEF a co-organisé une journée nationale rassemblant les maisons de l’emploi nouvellement labellisées pour leur faire bénéficier de cette expérience-là. Le message principal délivré est : ne construisez pas des super bases pour pointer des demandeurs d’emploi ou faire uniquement du diagnostic territorial, orientez vos moyens vers l’animation de cellules de veille par filières professionnelles, vers la projection de scénarios du développement local.
Nous respectons là deux principes fondamentaux qui scellent notre image :
• l’innovation
• le multipartenariat et l’animation de réseaux
En 2007, les deux maisons de l’emploi tentent de monter un observatoire commun à Belfort et Montbéliard ; nous y participerons en nous garantissant le temps et les moyens pour développer notre stratégie écrite plus haut.
Le second thème que nous aborderons en 2007 est la poursuite du travail de fond sur la mixité et l’égalité des chances animé par notre Mission Mixité des Métiers.
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L’information de tous les publics :
la Cité des métiers et le Salon Permanent des Métiers
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La MIFE est garante du respect du label Cité des métiers, elle en reste propriétaire : anonymat, gratuité, accessibilité mais surtout multipartenariat et multisecteurs. La MIFE diffuse ainsi un projet déjà écrit à son origine : une capacité d’intervention à l’échelle de l’aire urbaine. En 2007, par un lien beaucoup plus fin avec les collectivités locales, les communes, les communautés de communes, les pays, nous souhaitons travailler la notion d’accessibilité et de stimulation du public à se mettre en question. Le dispositif existe depuis 7 ans, sa fréquentation sur site est au mieux stagnante, il doit maintenant jouer un rôle « d’agitateur » et aller, physiquement, à la rencontre des habitants.
C’est une démarche active qui est proposée ; elle est aussi enrichie des travaux prospectifs de l’observatoire. Elle doit susciter des questionnements individuels mais aussi collectifs, à l’école, dans la famille, au sein d’une association sportive, d’un centre socio culturel, ...
La MIFE trouve aussi une originalité dans l’investissement qu’elle mène auprès des collégiens dans le cadre du Salon des Métiers Permanent. Pour anticiper la disparition de Fonds sociaux européens sur ce dossier, nous avons négocié un co-investissement de la MDEF qui partage la pertinence de ce travail d’élargissement des choix professionnels et d’éducation à l’orientation pour les classes de 4° et de 3°.
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L’accompagnement des publics :
le PLIE et le CPSP
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Le projet que la MIFE porte en 2007 consiste à mobiliser l’ensemble des Conseillers Emploi Formation Insertion du CPSP, de la MDEJ et du BAIE sur la rencontre avec l’entreprise.
Schématiquement, ils déclinent le travail de médiation entre une offre et une demande, entre le demandeur d’emploi et l’employeur, inspirés pour partie du réseau des développeurs et encore plus visiblement des mutations du CPSP en 2006.
Sur ce point, de nouvelles responsabilités majeures ont été confiées par le président du Conseil général au CPSP : sa délégation de signature des contrats CIRMA et des contrats d’avenir. Plus de 250 ont été instruits, suivis et signés par le CPSP en 2006. Là aussi, le rapprochement du CPSP avec ces employeurs a inspiré ce projet de lien avec l’entreprise en 2007.
Les conditions de réussites suivantes sont pressenties :
- un management à la conduite du changement
Le métier de CEFI va ainsi évoluer ; nous proposons d’accompagner ce changement par de la formation et un encadrement en proximité. Le contact en entreprise peut susciter de l’appréhension, alors que par expérience nous savons qu’il génère des retours très positifs. Il conviendra de lutter contre ces représentations et ces craintes. Un support d’entretien sera élaboré et partagé par l’ensemble des CEFI. Une organisation complète de plannings, de prises de rendez-vous, de listings,... sera réalisée pour garantir une bonne cohérence dans l’action. Un accompagnement de type formation-action pourrait être proposé aux CEFI.
- des restitutions analysées
Les retours d’entreprises pris en compte, tout ce qui est de l’ordre du ressenti, de l’échange, du non formalisé devra pouvoir être recueilli. Il ne s’agira pas de s’arrêter à un traitement de l’écrit, des diagnostics papiers. Des restitutions collectives, en salle, devront être organisées.
Cet ensemble de données « brutes » devra ensuite être capté par notamment l’Observatoire, la Cité des métiers, pour produire de l’information mais également de l’aide à la décision en matière de politiques de formation, d’accès à l’emploi, d’orientation, de transition professionnelle,... L’Observatoire aura également un rôle important à jouer en centralisant, analysant puis traduisant des données prospectives pour le pilotage des territoires.
- une intervention en complémentarité
Enfin, nous pensons qu’il faut positionner clairement cette organisation dans le champ de l’anticipation, de la veille, de la prospective en complémentarité avec les contacts entreprises de l’ANPE qui vise, elle, à recueillir de l’offre d’emploi immédiate. Les thèmes à aborder avec chaque entreprise doivent concerner les projets de développement, la pyramide des âges des salariés, les investissements, l’évolution des métiers, des compétences à venir, le plan de formation, les besoins non satisfaits,...
Notre ambition est aussi d’être en capacité d’offrir un service à l’entreprise notamment les PME, TPE, artisans, associations, employeurs,... et les accompagner dans leurs problématiques RH à venir. C’est aussi cette immersion en entreprise qui va profiter immédiatement aux conseillers et par relais aux personnes qu’ils accompagnent.
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Développement de l’emploi :
la mission d’appui aux entreprises
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Très ancrée par l’action des conseillers citée au chapitre précédent, l’intervention de la MIFE dans ce champ est complétée par notre rôle dans la gestion des clauses d’insertion dans les marchés publics.
Nous proposons de développer deux axes stratégiques pour mieux intégrer l’entreprise au coeur de nos actions :
• être réactifs, « en phase » avec les besoins du public et du territoire
• positionner la MIFE comme offrant des solutions aux entreprises
• intégrer la perception de l’entreprise à la définition de nos actions
Le premier axe est éminemment stratégique et transversal. Stratégique par le fait de donner une valeur aux atouts que nous détenons :
• La connaissance individuelle des ressources humaines disponibles ou futures (demandeurs d’emploi, scolaires, étudiants, salariés en reconversion, ...)
• La connaissance de l’environnement socioéconomique dans lequel vit l’entreprise.
• La connaissance des moyens à faire converger vers l’entreprise (formation, investissement, aides conjoncturelles, ...)
Ainsi nous dépassons l’approche administrative de la clause d’insertion pour la transformer en véritable socle d’intervention en matière RH dans les entreprises partenaires. Il s’agit principalement aujourd‘hui d’entreprises du bâtiment (ANRU et hôpital médian) et de TP (ligne LGV).
Le second axe nous pousse à ouvrir nos espaces à l’entreprise dans le but de mieux les associer à la définition de nos actions comme « coopérer pour qualifier » où nous rapprochons besoins prévisionnels de recrutement et intégration/formation pour des personnes en recherche d’emploi.
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Conclusion
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En conclusion, la MIFE grandit grâce à son statut de membre fondateur de la Maison de l’emploi. Elle gagne en lisibilité et en performance. Elle a pu dire à ses élus qu’elle voulait continuer à traduire leurs ambitions en matière de politique de l’emploi et de développement territorial.
Elle garantit un accueil ouvert, accessible et respectueux du public. Elle mobilise ses partenaires pour gagner en cohérence et en convergence de moyens. Elle continue d’innover tout en garantissant une action quotidienne de qualité. Elle reconnaît ses limites et travaille en bonne intelligence avec d’autres.
Enfin, elle propose des orientations qui sont économiquement viables et traduit ainsi un travail de fond que les habitants du Territoire perçoivent comme soutenu par des collectivités locales de proximité.
Bertrand Creusy,
directeur de la MIFE.
Pour en savoir plus, sur la MIFE,
consultez l’annuaire MIFE 2007 en pdf : annuaire2007.pdf
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