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Une maison ?
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Hôte ponctuel, interlocuteur téléphonique, partenaire éphémère de la MIFE ou plutôt, et ce nest sans doute pas un hasard, de lune de ses composantes, comment ressent-on cette maison un peu spéciale ? Et dabord est-ce une maison, avec ce que cela suppose daccueil, de chaleur (pas celle, excessive aux beaux jours, des salles de réunion survitrées !), de projets partagés
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Au risque dune erreur partielle, parce je ne suis pas un passager " demandeur demploi standard " de la MIFE, et parce que trop peu fréquemment en contact avec elle, je répondrais " oui ". À distance, on est accueilli et orienté par un standardiste efficace et sympathique, mais sans ce sirop daffabilité artificielle qui empoisse depuis quelques années administrations et services divers ; sur place, dans cet espace réellement clair et sans coupure avec le quartier qui lhéberge, on peut se tromper détage ou daile sans se trouver dans une impasse de renseignements ; on peut, si nécessaire, demander une photocopie ou lenvoi dune télécopie à une inconnue qui non seulement exécute le geste technique sans aigreur, mais en profite pour sintéresser à votre propre activité
Des détails ? Pas du tout : la qualité dune maison ne tient-elle pas en premier lieu à sa cuisine ?
Plus en profondeur, et là encore au risque de lerreur du fait de contacts trop rares, il mest arrivé de percevoir parmi les personnels de la MIFE un certain bonheur de partager une aventure et une utopie, au sens mobilisateur de ce mot, communes. Jai pu en entendre la spécificité, et ce toujours avec modestie (ce trait si rare parmi ceux qui font vivre une institution nouvelle !), dans la bouche de tel ou tel directeur, ou dailleurs dautres membres de léquipe, ce qui laisse à penser que la volonté de meilleurs services rendus aux adultes et jeunes du Territoire a quelque chance de ne pas être seulement un discours. Dans la même ligne, et ce pourrait être dû à son identité " multi-partenariale " et au fait que ses responsables sont conscients quils reçoivent sans cesse beaucoup de lextérieur, jai pu apprécier dexpérience le fait que la MIFE sait, au moins de temps en temps, être partenaire dautres organisations, et ceci en particulier parce quelle juge important le " ressourcement éthique " de son action. Par rapport à ce quest son ambition générale et généreuse au service de lemploi de tous, et à ce jai cru comprendre dune volonté de respect infini de ses usagers, cette aptitude à tourner le dos à lautosuffisance paraît logique. Je peux témoigner, de par les contacts que jai loccasion dentretenir dans le monde de léconomique, de la formation, de laction sociale, quelle nest pas fréquente.
Vincent Berthet, directeur de la revue Économie & Humanisme
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