Ce troisième numéro de Mifoscope s’écrit dans une période en mouvement. Du mouvement à la mobilité, l’empreinte du changement ou de l’évolution apparaît dans chacune de nos actions de pratique professionnelle.

Se former tout au long de la vie, évoluer professionnellement, viser un niveau de formation, rechercher une augmentation de rémunération, valider ses acquis, obtenir une mutation, tout cela converge vers l’évolution positive, une amélioration de sa condition de travail et de vie.

Le mouvement peut revêtir un résultat plus négatif pour les individus ; c’est le cas des changements dans les entreprises qui provoquent du licenciement, de l’emploi précaire, des arrêts définitifs d’entreprises.

Ces mouvements se vivent sur un territoire dimensionné en terme de bassin d’emploi mais naissent bien souvent dans une autre échelle à dimension mondiale, européenne ou nationale.

Le marché est certainement, lui, beaucoup mieux préparé à conduire ou affronter ces mouvements. Les hommes, eux, à l’échelle de leurs territoires, sont bien trop souvent démunis pour anticiper, vivre, voire valoriser ces changements.

La MIFE peut et doit être un lieu permettant de “ sécuriser ” cette mobilité décidée ou imposée.

Par la validation des acquis de l’expérience, par l’augmentation de la compétence, par le travail sur les métiers connexes, mais surtout par la prise en compte par l’entreprise que le capital humain dont elle dispose, est une vraie richesse co-produite dans ses murs, nous pourrions tenter d’inscrire la mobilité dans une trajectoire positive et un parcours plus riche en étapes.

Bertrand Creusy
Directeur


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