Des contrats de travail à durée déterminée,
Lanalyse des postes pourvus montre que 22,6 % des embauches portent sur des contrats à durée indéterminée contre 77,4 % de contrat à durée déterminée de 5 ans.et des rémunérations fixées au SMIC.
On compte une majorité de postes portant sur des rémunérations à lembauche égales au SMIC (65,2 %). Dans le Territoire de Belfort, les postes dont les salaires sont supérieurs au SMIC représentent 30,1 %.
Dans le Territoire de Belfort, la structure des postes selon le salaire diffère avec le bilan national qui fait apparaître " quun jeune sur deux (44,5 %) bénéficie dune rémunération supérieure au SMIC "1 Dès lors, la part des salaires supérieurs au SMIC est relativement limitée dans la grille des salaires des postes emplois jeunes du Territoire de Belfort. Il conviendra alors de rapprocher cette grille de la répartition des postes selon le niveau de formation.
1 Rapport au Parlement sur la mise en uvre de la loi N°97-940 du 16 octobre 1997 relative au développement dactivités pour lemploi des jeunes, Ministère de lEmploi et de la Solidarité, février 1999.
sommaire Graphique n°1
Répartition des postes ouverts*
dans le Territoire de Belfort selon les niveaux de salaires (en %)
*dont 6 postes non renseignés Source : DDTEFP, janvier 1999
sommaire 75 % des postes sont occupés par des demandeurs demplois,
Au 31/01/99, 164 jeunes ont été recrutés dans le Territoire de Belfort (hors E.N. et M.I.). La répartition de ces jeunes selon leur situation à lembauche, montre que 125 dentre eux (soit 75,0 %) étaient à la recherche dun emploi.
Ce constat est dautant plus intéressant que lon compte, parmi les 164 jeunes recrutés, 105 jeunes inscrits à lANPE, dont 14 demandeurs demploi de longue durée (DELD/ plus de 24 mois), de 5 chômeurs de longue durée (CLD/ plus de 12 mois) et de 14 bénéficiaires du RMI. En revanche, on ne compte quun seul employé handicapé.
Dans le Territoire de Belfort, le dispositif NS/EJ a donc permis laccès au travail à une majorité de demandeurs demplois (75,0 %) et se place au dessus de la moyenne nationale située à 73,0 %. Toutefois, le niveau de recrutement des postes emplois jeunes reste élevé.
sommaire mais ils portent sur des niveaux de formation élevés,
La répartition des postes créés selon le niveau de recrutement prévu (postes conventionnés), met en évidence une qualification (surqualification ?) importante de ces postes.
En effet, on peut être surpris de voir que seuls 40,0 % des postes conventionnés portent sur des niveaux inférieurs au bac. Parmi les 94 postes portants sur des bas niveaux de formation :
- 89 postes, soit 37,9 % du total, requièrent le CAP ou le BEP (niveau V),
- et 5, seulement, portent sur le niveau VI.
Dautant que la réalité des recrutements aggrave ce constat. En effet, parmi les 164 jeunes recrutés, on compte :
- 68 jeunes qui ont un niveau supérieur au baccalauréat (soit 41,5 %, contre 26,4 % prévus par les conventions),
- 51 jeunes qui sont titulaires du baccalauréat (soit 31,1 %, contre 33,6 % prévus par les conventions),
- 45 jeunes, seulement, qui ont un niveau inférieur au baccalauréat (soit 27,4 % contre 40,0 % prévus par les conventions). Parmi ces derniers, 34 jeunes sont de niveau V (CAP, BEP) et 11 seulement de niveau VI (sans formation).
Ainsi, on notera que le nombre de postes portant sur des bas niveaux de formation passe de 94 (40,0 %) dans les conventions à 45 (27,4 %) dans la réalité des recrutements. Or, cette baisse se fait au profit des postes portant sur des niveaux supérieurs au bac : ils passent de 26,4 % dans les conventions à 41,5 % au terme des recrutements.
Toutefois, cette structure des postes emplois jeunes selon le niveau de formation nest pas propre au Territoire de Belfort puisque le bilan national au 31/12/98 fait apparaître que près de 2/3 des jeunes recrutés ont au plus le baccalauréat (58,5 % pour le Territoire de Belfort), et 28 % de jeunes sont sans qualification ou ont au plus le CAP (27,4 % pour le Territoire de Belfort).
En revanche, on notera que la part des postes portant sur des niveaux supérieurs au bac est plus élevée dans le Territoire de Belfort (41,5 % contre 33,3 % pour la France). Plus précisément, une analyse menée sur la base des 164 postes ouverts et
comparant les niveaux de formation prévus dans les conventions et ceux observés après les recrutements, permet de souligner cette tendance à la surqualification des postes.
Ainsi, parmi les 164 postes ouverts dans le Territoire de Belfort, on observe que :
- 83 postes, soit 50,6 % du total, respectent le niveau de formation prévu par la convention,
- 60 postes, soit 36,6 %, portent sur des niveaux supérieurs à ceux prévus par les conventions,
- et 21 postes, soit 12,8 %, portent sur des niveaux inférieurs à ceux prévus par les conventions.
Ainsi, la préférence pour un diplôme de niveau supérieur semble constituer une " tendance naturelle " chez les employeurs. Or, lanalyse de la grille des salaires à lembauche des postes emplois jeunes du Territoire de Belfort fait apparaître une majorité de rémunérations fixées au niveau du SMIC.sommaire
Tableau n°6
Répartition des emplois jeunes du Territoire de Belfort, selon le niveau de recrutement.
*estimations - Source : DDTEFP, décembre 1998 et janvier 1999
Territoire de Belfort France* postes conventionnés postes ouverts postes ouverts Niveau de recrutementNbre en % Nbre en % en % Supérieur au bac 62 26,4 68 41,5 33,3 Baccalauréat 79 33,6 51 31,1 38,7 Inférieur au bac 94 40,0 45 27,4 28,0 Ensemble 235 100,0 164 100,0 100,0Tableau n°7
Correspondance des niveaux de formation pour les postes ouverts
dans le Territoire de Belfort.Source : DDTEFP, janvier 1999
Dans la convention Après le recrutement Niveaux Nombre Niveaux Nombre En % I 1 I 1 100,0 II 12 I
II 1
11 8,4
91,6 III 38 I
II
III
IV
V 2
13
15
7
1 5,3
34,2
39,5
18,4
2,6 IV 51 II
III
IV
V
VI 4
14
27
4
2 7,8
27,5
53,0
7,8
3,9 V 58 II
III
IV
V
VI 2
5
17
27
7 3,4
8,6
29,3
46,6
12,1 VI 4 V
VIII 2
2 50,0
50,0 Total 164 164sommaire alors que 62,6 % des demandeurs demplois de moins de 30 ans nont pas le bac.
Ce constat est dautant plus intéressant que la structure par niveau de formation des demandeurs demplois de moins de 30 ans (DEFM 1+6), qui sont donc éligibles aux emplois jeunes, met en évidence le bas niveau de formation de ces jeunes.
Au 30 novembre 1998, on compte 2 879 demandeurs demplois de moins de 30 ans (DEFM 1+6). La majorité (1 801 jeunes, soit 62,6 % de lensemble) de ces demandeurs demplois est caractérisée par des niveaux de formation inférieurs au bac : 44,6 % dentre eux ont un niveau V (CAP, BEP) et 18,0 % les niveaux Vbis et VI. La proportion des niveaux supérieurs au bac est de 36,8 %, soit 1 060 jeunes de moins de 30 ans.
Dès lors, on peut sinquiéter du nombre demplois jeunes dont le niveau de recrutement prévu est supérieur au bac (au 31 décembre 1998, 60,0 %, soit 141 postes). Si le programme " Nouveaux Services/Emplois Jeunes " ne porte pas exclusivement sur les jeunes dont le niveau de formation est bas, il faudrait toutefois rapprocher le plus possible le niveau de formation requis pour les postes emplois jeunes de la structure des demandeurs demplois selon leur niveau de formation.
sommaire Tableau n°8
Structure des demandeurs demploi de moins de 30 ans (DEFM 1+6)
selon le niveau de formation, dans le Territoire de Belfort.
Demandeurs d'emploi (moins de 30 ans) Niveau de formation nombre en % Niveaux I et II 215 7,5 Niveaux III 321 11,1 Niveaux IV 524 18,2 Niveaux V 1283 44,6 Niveaux Vbis et VI 518 18,0 Ensemble* 2879 * 100,0 *dont 18 non renseignés - Source :ANPE, novembre 1998
sommaire SYNTHESE
Le dispositif des emplois jeunes a connu un bon démarrage dans le Territoire de Belfort. Au total, ce sont 429 postes emplois jeunes qui sont créés dans le département par les trois grandes catégories demployeurs. En ce qui concerne les " employeurs du Territoire de Belfort " (hors E.N. et M.I.), la signature de la charte de qualité est un élément très important du dispositif des emplois jeunes dans le département. En effet, elle reflète lengagement et la volonté des employeurs de concentrer leurs efforts vers lemploi et plus particulièrement, lemploi des jeunes. Fin décembre 1998, 53 employeurs sont signataires de cette charte de qualité, soit 71,6 % de lensemble des " employeurs du Territoire de Belfort ".
Ce bilan permet toutefois de mettre en évidence certains manques à combler. Il insiste dabord sur le retard enregistré dans les secteurs de léducation, du tourisme et notamment du sport, qui semble constituer un secteur porteur en terme de créations demplois jeunes (surveillance des équipements sportifs, accueil/animation,
). Il semblerait opportun de développer les efforts vers ces secteurs.
Ensuite, si près de 70,0 % des postes ont déjà été pourvus, on peut constater que le dynamisme, en termes de recrutement, diffère selon les structures. En particulier, la catégorie des " autres collectivités territoriales " na, à ce jour, procédé au recrutement que de 18 postes, soit 34,6 % du nombre de postes prévus par les conventions (52 postes). Il conviendrait toutefois dapprofondir la question du délai entre la signature de la convention et lembauche du jeune, afin didentifier les éventuelles difficultés justifiant ces " retards " (absence/faiblesse des candidatures, baisse de la motivation du public concerné par les emplois jeunes, volonté dattendre pour " bénéficier de lexpérience des autres ",
).
Par ailleurs, le net décalage entre les niveaux de formation prévus par les conventions et les niveaux de formation observés après le recrutement a été souligné pour les 164 postes ouverts dans le Territoire de Belfort. Cet élément doit être pris en considération dans le programme de relance du dispositif emplois jeunes dans le Territoire de Belfort. En effet, sans focaliser pour autant sur les bas niveaux de formation, il faut lutter contre le sentiment selon lequel le programme NS/EJ est destiné en priorité aux jeunes diplômés : cela permettra de réduire les éventuels phénomènes de démotivation et dauto-exclusion portés par les jeunes éligibles aux postes emplois jeunes.
De plus, lactuelle répartition par niveau de formation et la grille des salaires à lembauche en vigueur dans le Territoire de Belfort sont autant déléments qui peuvent contribuer à ternir limage du programme NS/EJ et favoriser déventuelles ruptures de contrat (vers des postes mieux payés). Enfin, le dispositif NS/EJ gagnerait à se rapprocher de la structure par niveaux de formation des demandeurs demplois de moins de 30 ans (DEFM 1+6).
Enfin, la circulaire du 6 février 1998 (DGEFP n°98/07) fixe à 20 % lembauche des jeunes sans qualifications (niveau inférieur au niveau V), des bénéficiaires de lun des minima sociaux, ou issus de quartiers sensibles. Dans le Territoire de Belfort, parmi les 164 jeunes recrutés, on compte :
- 14 bénéficiaires du RMI,
- 11 jeunes sans qualification,
- 34 jeunes issus de quartiers sensibles.
En tenant compte des doubles comptes (12 jeunes), lensembles des jeunes qui présentent les caractéristiques de la circulaire représente 47 jeunes, soit 28,6 % du nombre total des jeunes recrutés. Ainsi, tel quil a été mis en uvre dans le Territoire de Belfort, le dispositif NS/EJ a permis datteindre et de dépasser les objectifs fixés par la circulaire.
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