en direction de la professionnalisation sommaire Un des engagements de la charte de qualité porte sur la professionnalisation des activités (garantir la qualité des services rendus, positionner certains services dans la grille des métiers) et des jeunes (donner aux salariés les moyens dexercer lactivité, valider les acquis, permettre lévolution et la mobilité professionnelle des salariés ).La professionnalisation ne consiste donc en aucun cas à donner uniquement une formation aux salariés. Au contraire, il sagit bien là dun processus plus large qui fait intervenir divers acteurs. Ainsi, le dispositif de professionnalisation mis en place dans le cadre de la charte de qualité est constitué de cinq composantes :
1 / des plateformes de professionnalisation,
2 / une formation du personnel encadrants,
3 / des services à la carte assurés par la Maison de lInformation sur la Formation et lEmploi (MIFE), lieu dinformation pour les jeunes et les employeurs sur la formation et lemploi ; le Centre Interinstitutionnel de Bilans de Compétences (CIBC) qui apporte aux employeurs son appui dans la définition et le suivi du plan individualisé de formation du jeune salarié et lInstitut pour le Développement, lEducation et les Echanges (IDEE) qui assure un module de formation professionnelle de base sur lorganisation et le fonctionnement des services publics.4 / une mise en réseau pédagogique sur Internet destinée à favoriser laccès au site dinformations " Nouveaux Services du Territoire de Belfort " (www.mife90.org/NSTB), la participation aux forums déchanges emplois jeunes (avenir des services créés, formation et évolution professionnelle, statut) et à mettre à disposition des outils de formation en Intranet, spécialisés par domaines dactivités.
5 / un Fonds Départemental de Formation des Emplois Jeunes (FDFEJ) créé par le Conseil Général du Territoire de Belfort qui apporte son soutien financier à leffort de formation développé par les employeurs signataires (en complément des financements du Conseil Régional de Franche-Comté dans le cadre de lARPEJ ou de tout autre financeur).
Concernant les plateformes de professionnalisation, elles sont organisées par grands domaines dactivités et sont actuellement au nombre de cinq. Sous le pilotage du Conseil Général, elles impliquent les groupes demployeurs, les encadrants, les salariés et les organismes de formation et constituent une composante primordiale de la mise en uvre du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " dans le Territoire de Belfort.Tableau n°9 : Les plateformes de professionnalisation et les postes créés qui leur sont rattachés
(1er semestre 1999)
Postes créés Plateformes de professionnalisation Nombre Vie sociale-personnes âgées en maison de retraite 11Environnement rural et urbain 49Médiation sociale - prévention des risques 66Culture formation 5Sport-vie associative 18 Ensemble 149
Source : Conseil Général du Territoire de Belfort, 1er semestre 1999, DDJS 90
sommaire Conformément à ce qui a été décidé dans le cadre de la charte de qualité, les salariés occupant un poste emploi jeune et dont lemployeur est signataire de cette charte, ont été rattachés à une plateforme de professionnalisation. Un organisme de formation pilote est désigné pour chaque plateforme en vue délaborer le contenu dune formation qualifiante destinée aux jeunes.A ce stade, il est intéressant de souligner la participation du Conseil Général du Territoire de Belfort en complément de celle du Conseil Régional de Franche-Comté dans leffort de formation développé par les employeurs du Territoire de Belfort.
Ainsi, le FDFEJ a concerné à ce jour 9 employeurs et a permis le financement de 6 652,5 heures de formation suivies par 36 jeunes. Cette aide intervient uniquement en complément dun autre financeur.
Précisément, dans le cadre de lAide Régionale Pour lEmploi des Jeunes (ARPEJ) le Conseil Régional de Franche-Comté accompagne la création des emplois jeunes tant sur le plan salarial que sur celui de la formation. A ce titre, les employeurs du Territoire de Belfort ont bénéficié de laide régionale qui a porté sur 28 374 heures de formation pour 164 jeunes salariés.Le dispositif de professionnalisation est complété par lintervention du Professeur Bertrand Schwartz (" Moderniser Sans Exclure ") dont la mission dexpertise sarticule autour de la démarche pédagogique expérimentale suivante :
- lanalyse en continue des situations de travail à partir des études de cas, au travers desquels les salariés réfléchissent aux effets néfastes évités, aux apports et aux obstacles liés à leur activité,
- lautomédiatisation qui, au travers de la réalisation de vidéo-témoignages (avec les employeurs, les encadrants et les salariés), nourrit la réflexion sur la professionnalisation des activités.
sommaire qui accorde une place importante au tutorat, sommaire Les encadrants occupent une place primordiale dans le dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ". Ils participent entre autre à la bonne intégration des salariés emploi jeune dans léquipe de travail ; à lorganisation du travail de ces salariés ; au repérage et à lanalyse des évolutions de lactivité ; enfin, ils ont un rôle dinterface entre les employeurs et ces salariés.De fait, le processus de professionnalisation tient évidemment compte de lencadrement. Ainsi, les plateformes de professionnalisation prévoient-elles de former les personnes chargées de lencadrement des salariés dans leurs structures.
Le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) a été désigné organisme pilote chargé de lélaboration de la formation destinée aux encadrants (pour toutes les plateformes exceptée " culture, formation " pour laquelle le tutorat est assuré par les professionnels du Centre International de Création Vidéo (CICV) et " sport-vie associative " pour laquelle la formation sera mise en place par la Direction Régionale Jeunesse et Sport).La formation proposée aux encadrants est articulée autour de quatre axes : sommaire - rendre lencadrant acteur dans le dispositif départemental " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ",
- accompagner le jeune dans la formalisation des compétences nouvelles et dans la construction de son projet professionnel.Tableau n°10 : Nombre dencadrants rattachés aux plateformes de professionnalisation (1er semestre 1999)
Encadrants Plateformes de professionnalisation Nombre Vie sociale des personnes âgées en maison de retraite 7Environnement rural et urbain 12Médiation sociale-prévention des risques 20Culture formation -Sport-vie associative - Ensemble 39
Source : Conseil Général du Territoire de Belfort, 1er semestre 1999
sommaire Le faible nombre des participants lors des séances de formation a souvent été souligné. Ce constat peut-être alors révélateur de plusieurs difficultés liées au dispositif dencadrement lui-même.En premier lieu, il faut souligner que la charge de travail de lencadrant est aussi lourde que sa fonction est importante. De fait, limplication des employeurs dans lencadrement dépendra fortement de la taille de la structure. Dores et déjà, des difficultés importantes sont rencontrées dans les petites structures (communes de petites tailles, associations) qui nont pas le personnel suffisant pour désigner une personne chargée de lencadrement.
Pour répondre à cet obstacle, certaines propositions sont à létude (par exemples, certains encadrants pourraient partager leur temps de travail entre plusieurs structures ; faire appel à des bénévoles comme cest le cas avec les conseillers de lassociation Entente des Générations pour lEmploi et lEntreprise-EGEE ).Ensuite, la formation des encadrants nécessite de la disponibilité. Là encore, ces disponibilités seront fonction de la taille de la structure. En effet, dans les petites structures, lencadrant est très souvent le directeur de la structure, le comptable, .. Ce qui nest pas sans poser des problèmes de surcharge de travail.
Dès lors, le CNFPT réfléchit à léventualité de la mise en place dune formation " itinérante " destinée aux encadrants des petites structures et adaptée à leur emploi du temps.Enfin, la faiblesse du nombre dencadrants ayant suivi la formation peut-être révélatrice de problèmes de fond plus subtiles : dabord, celui de la reconnaissance de limportance de lencadrement, puis celui de lacceptation par lencadrant lui-même du rôle dencadrant quon lui a confié.
En effet, si le rôle de lencadrement a mainte et mainte fois été souligné par les acteurs locaux, il semblerait que son importance ne soit pas encore perçue par tous les employeurs. Il en découle, pour les employeurs encore sceptiques, une implication moins grande dans le dispositif dencadrement des salariés emploi jeune.
De plus, limplication de lencadrant lui-même semble étroitement liée au mode dattribution de cette fonction : ainsi, la motivation sera plus grande dans le cas dun volontariat plutôt que dans celui dune intervention arbitraire (autoritaire ?) de la hiérarchie.Pour finir, limplication des encadrants dépend aussi fortement de leur perception du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " en général et des craintes que suscite larrivée des jeunes salariés dans leur structure (quelles conséquences sur mon propre poste de travail ? sur ma situation ?). Le dispositif de lencadrement de ces jeunes salariés peut dès lors se heurter à des résistances plus ou moins fortes de la part des encadrants eux-mêmes.
mais aussi de la pérennisation sommaire Une des craintes le plus souvent exprimée par les salariés occupant un poste emploi jeune concerne leur avenir : " quallons nous devenir dans cinq ans ? ".Cette question, qui est réelle, pose précisément le problème de la pérennisation des activités créées dans le cadre du Programme " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ".
Preuve de lambition et de lengagement affichés par les acteurs locaux dans la mise en uvre du dispositif, la charte de qualité incite fortement ses signataires à réfléchir à cette question et à " rechercher les moyens de pérenniser les activités et les emplois " quils ont créés.
De fait, la recherche de la pérennisation des activités et/ou des emplois, tout comme la professionnalisation dailleurs, constitue un engagement des employeurs qui est lourd de conséquences. En effet, dans un certain sens, lavenir professionnel des nombreux jeunes engagés dans le dispositif mais aussi la réussite du Programme lui-même dépendent fortement des efforts développés et des solutions proposées.En ce qui concerne le cas précis de la médiation sociale par exemple, des réponses très encourageantes ont déjà été apportées par les employeurs du Territoire de Belfort réunis en comité de pilotage le 8 juin 1999.
sommaire qui pose le problème du financement du service rendu. sommaire Mais, dune manière générale, qui dit pérennisation dit solvabilisation : comment ces postes seront-ils financés dans cinq ans, et plus précisément au terme de lengagement de lEtat sur le financement du salaire perçu par les jeunes (80,0 % du salaire pendant 5 ans) ?Une solution consiste à " vendre " le service aux utilisateurs. Pour cela, il est nécessaire de pouvoir mesurer (chiffrer) lutilité sociale (lapport) de lactivité ou du service. Par ailleurs, il faut être en mesure didentifier clairement les utilisateurs du service qui sont dans les faits les payeurs potentiels.
Or, la principale difficulté se situe précisément dans lidentification des usagers de ces services. En effet, il convient de distinguer les services rendus de façon individuelle (par exemple, les animateurs en maison de retraite) pour lesquels les usagers sont facilement identifiables (les personnes âgées pensionnaires de la maison de retraite), des services rendus
collectivement (cest précisément le cas du service rendu par les Agents Locaux de Médiation Sociale), pour lesquels les usagers sont plus difficilement identifiables (les habitants du quartier ? les jeunes ? les sociétés HLM ? les propriétaires dappartements ? les compagnies de transports ? les commerçants ? ).Cette question de lidentification des usagers est très importante au regard des éventuelles perspectives de financement du service rendu. De plus, au delà de lidentification des usagers du service rendu, se pose le problème de connaître précisément lutilité que tire chacune des parties de la " consommation " du service. Dans le cas de services collectifs, il est très difficile de définir précisément la part de financement incombant à chacune des parties, limitant ainsi fortement les éventuelles possibilités de facturation aux usagers.
Reste alors la solution dun financement du service rendu par un impôt auprès de la population
Une union des employeurs qui fait la force du dispositif sommaire La charte de qualité implique fortement ses signataires dans les sept engagements quelle prévoit. Mais, il est important de souligner quelle a aussi donné lieu à une concertation entre ces employeurs et quelle a conduit à lagrégation des efforts et des moyens individuels autour dun objectif collectif : la réussite du dispositif.Il en résulte alors une dispersion moins forte de ces moyens individuels et un dynamisme plus important quil naurait été dans le cadre dactions conduites de façon unilatérale par tel ou tel employeur.
Cette mise en commun des efforts et des moyens individuels ne porte pas uniquement sur la réalisation des objectifs fixés dans le cadre du dispositif départemental. Elle sest également opérée " en marge " de ce dispositif, conduisant alors à la réalisation dactions collectives destinées notamment à faciliter la prise de décision des acteurs locaux.Ainsi, outre les moyens engagés dans le cadre du suivi et de lobservation du dispositif départemental, un certain nombre de chantiers concernant les emplois jeunes ont été lancés dans le Territoire de Belfort.
Une évaluation du dispositif Nouveaux Services-Emplois Jeunes sommaire Lors de la signature du contrat dobjectifs, le 29 octobre 1997, la proposition dune mise en réseau de certaines collectivités afin dévaluer les dispositifs " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " mis en uvre localement a été rapidement adoptée. Etaient alors posés les premiers fondements de lévaluation-action intersites qui regroupe, outre le Territoire de Belfort, les Villes de Grenoble, Villeurbanne, Roanne et Strasbourg.Dans les faits, lévaluation-action intersites a débuté lors de la première rencontre intersites qui sest tenue le 29 janvier 1999 au Conseil Général du Territoire de Belfort.
Engagée par le Conseil Général du Territoire de Belfort au nom des fondateurs et des signataires de la charte de qualité, lévaluation-action intersites est conduite sous la responsabilité de la Direction de lAnimation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES-Ministère de lEmploi et de la Solidarité) et coordonnée par le CEREQ (Centre dEtudes et de Recherches sur les Qualifications).
Lélaboration du programme de lévaluation - action intersites a été organisée autour de deux principaux axes :1 / évaluer le dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " et sa mise en uvre dans les différents sites,
- évaluer en continu les moyens mis en uvre au regard des objectifs attendus et procéder aux ajustements utiles
- dégager sur chacun des sites ce qui relève des conditions de lexpérimentation et ce qui relève de caractères génériques permettant une généralisation2 / nourrir la réflexion autour de la question de la rénovation du service public.
Enfin, cette évaluation est une évaluation territoriale qui porte sur trois thèmes principaux : la dynamique démergence des nouveaux services, les procédures de recrutement des jeunes et les modalités de suivi de leur évolution professionnelle, puis la professionnalisation et les perspectives de pérennisation.
Lévaluation-action intersites est une évaluation ambitieuse dont les travaux, confiés à lObservatoire Départemental de lEmploi et de la Formation (MIFE-ODEF) sont prévus jusquen 2001.
Des études qui permettent daffiner lanalysesommaire Plusieurs études ont été conduites dans le Territoire de Belfort afin daffiner lanalyse de certains questionnements liés aux emplois jeunes.Ainsi, le Conseil Général du Territoire de Belfort a commandé à la MIFE-ODEF la réalisation dune étude sur la perception que les jeunes ont du Programme en général et du dispositif départemental en particulier. Réalisée avec la collaboration de lANPE et de la MDEJ (Mission Départementale-Espace Jeune), cette étude a pris la forme dune enquête effectuée auprès de 100 jeunes du département, inscrits à lANPE et éligibles aux postes emplois jeunes mais qui nont jamais effectué de démarches dans le cadre du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ".
Les résultats de lenquête mettent alors en évidence une méconnaissance quasi totale du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " chez la population des répondants. Ainsi, le manque dinformation est notable concernant le Programme lui-même (pour la majorité des répondants, il sagit dun stage ou, au mieux, dun CDD de cinq ans, ), les démarches à suivre pour postuler (rares sont ceux qui citent lANPE ou la MDEJ), les conditions déligibilité aux postes emplois jeunes (il faut être âgé de moins de 26 ans, être diplômé), le type demployeurs (les mairies uniquement) et surtout le type demplois proposés (en dehors des espaces verts, une majorité de répondants cite les métiers de secrétaire, de cuisinier, etc.).Il est évident et normal, dans ces conditions, que la perception que les jeunes répondants ont du dispositif soit relativement mauvaise. Limage quils ont des postes emplois jeunes est synonyme dune précarité forte de lemploi qui dès lors ne correspond quà une énième mesure dinsertion et qui ne débouchera sur " pas grand chose " au bout des cinq ans.
Plus grave, il en résulte chez certains une auto-exclusion du dispositif par manque dinformation (" je nai pas le bac, donc il ne sert à rien de postuler ") ou en raison dune mauvaise image liée tout autant au niveau dinformation (" je ne veux plus des contrats précaires, je recherche quelque chose de stable, de fixe ").Cette étude est riche en enseignements dans la mesure où elle permet didentifier un dysfonctionnement important dans linformation faite aux jeunes éligibles aux postes emplois jeunes. Il convient de mieux informer les jeunes sur ce que représente le dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " en insistant notamment sur le type demplois concernés et sur les conditions déligibilité (auprès des plus de 26 ans surtout).
Deux autres études portent sur le thème précis de lanalyse des besoins émergents ou non satisfaits et sinscrivent dans une perspectives de relance du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ".La première, engagée par un des pilotes de la DDTEFP du Territoire de Belfort, est concentrée sur le Pays Sous-Vosgien. Létude sattachera à faire émerger, dans ce secteur, les besoins en matière de nouveaux services dutilité sociale susceptibles dêtre satisfaits dans le cadre du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ". Il sagira aussi didentifier les structures (collectivités locales, associations, ) les plus à même de porter ces projets. Enfin, la pertinence et le réalisme des propositions faites au terme de létude seront mises en regard des perspectives de pérennisation des emplois créés.
sommaire Dans un cadre danalyse similaire, le Conseil Général du Territoire de Belfort a initié une étude portant sur lanalyse des besoins exprimés par les personnes âgées à domicile. Létude sattachera alors à identifier les besoins émergents ou non satisfaits et à définir ceux dentre eux qui pourront conduire au développement de services nouveaux dans le cadre du Programme " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ". La encore, il sagira de tenir compte des perspectives de pérennisation pour les services créés.
Enfin, une dernière étude, cofinancée par la Caisse Régionale des Dépôts et Consignations, la Délégation à lEconomie Sociale (Ministère de lEmploi et de la Solidarité) et le Conseil Général du Territoire de Belfort, est conduite afin dévaluer limpact social et économique des services rendus par les emplois jeunes salariés dans les maisons de retraite.sommaire sommaire Conclusionsommaire Sil est vrai que les objectifs fixés pour 1999 ne seront vraisemblablement pas atteints, les employeurs du Territoire de Belfort peuvent être satisfaits du chemin parcouru jusquà ce jour. La mobilisation de lensemble des acteurs locaux a conduit à la création de 547 postes (tout ministère confondu) et a permis à 477 jeunes daccéder à lemploi.Rappelons aussi que la charte de qualité relative à la mise en uvre du dispositif dans le Territoire de Belfort constitue déjà à elle seule le garant dune ambition sincère et dune mobilisation réelle des employeurs. En effet, les textes de loi relatifs au Programme " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " ne mentionnent aucune obligation ou incitation relative à lélaboration de telle charte. Et pourtant, les acteurs locaux ont choisi de définir et de signer une charte de qualité spécifique au Territoire de Belfort. En signant cette charte, ils simpliquent fortement, et même souvent plus fortement que ce que prévoit le Programme lui-même (en ce qui concerne la professionnalisation par exemple), dans le dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " et sont ainsi concernés par sa réussite.
Enfin, sur le plan de linsertion des jeunes, et notamment les plus en difficultés dentre eux, la mise en uvre du dispositif départemental nest pas en reste. Effectivement, la circulaire du 6 février 1998 (DGEFP n°98/07) relative au Programme fixe à 20 % lembauche des jeunes sans qualifications (niveau VI), bénéficiaires de lun des minima sociaux, ou issus de quartiers sensibles. Dans le Territoire de Belfort, parmi les 268 jeunes recrutés, on compte 26 bénéficiaires du RMI, 14 jeunes sans qualification et 53 jeunes issus de quartiers sensibles.
En tenant compte des doubles comptes (15 jeunes), lensemble des jeunes qui présentent les caractéristiques de la circulaire sélève à 78 jeunes, soit 29,1 % du total. Ainsi, la mise en uvre du dispositif dans le Territoire de Belfort a permis datteindre et de dépasser les objectifs fixés par la circulaire. Sil faut certes se réjouir de ce résultat, il faut aussi continuer à uvrer sur le plan de linsertion des jeunes, et particulièrement de ceux ayant les plus bas niveaux de formation.
Le bilan du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " dans le Territoire de Belfort deux ans après le début de sa mise en uvre est donc indéniablement positif. Il souligne néanmoins lexistence de certains aspects, certes fortement liés à un essoufflement du Programme lui-même, pour lesquels une meilleure efficacité pourrait être recherchée.
En ce qui concerne la création dactivités nouvelles, outre les efforts qui pourraient être développés dans les secteurs du sport et du tourisme, la réflexion de lensemble des acteurs locaux gagnerait probablement à être orientée vers la recherche dactivités nouvelles, autres que celles existantes déjà, et qui pourraient correspondre à lexistence de besoins non encore satisfaits ou à la concrétisation de projets expérimentaux présents chez tel ou tel employeur. A ce stade, les différentes études portant précisément sur lanalyse de besoins émergents ou non satisfaits dans le département, constituent une source dinformations non négligeable pour le développement de services nouveaux. Par ailleurs, la réflexion des acteurs locaux pourrait aussi sinspirer des différentes expériences conduites sur le territoire national (sous réserves dadaptabilité).
Il semblerait souhaitable aussi daméliorer linformation faite à la fois aux employeurs, notamment à ceux qui ne se sont pas encore engagés dans le dispositif, mais aussi aux jeunes éligibles au Programme. Pour ces derniers notamment, létude conduite par la MIFE-ODEF souligne clairement la méconnaissance du Programme chez les jeunes répondants.
Les Forums Employeurs et Jeunes organisés dans le Territoire de Belfort les 16 et 24 novembre 1999, offrent loccasion de présenter une image fidèle de la réalité du Programme en général et de sa mise en uvre dans le département en particulier.
sommaire
Vous pouvez télécharger cette publication au format PDF :
bilanNSEJnov99.pdf (taille du fichier : 4,9 Mo)
Que signifie télécharger ?