Le rapport décrit les principaux résultats de la phase n°1 de lévaluation-action intersites pour le Territoire de Belfort : il propose dapporter des éléments de réponse sur lefficacité de la mise en uvre locale du dispositif autre que quantitative (plus des 2/3 des objectifs inscrits dans le contrat dobjectifs sont aujourdhui atteints). Ainsi, les démarches démergences des activités mises en uvre par les employeurs du Territoire de Belfort seront décrites et lanalyse sattachera à qualifier les activités créées au regard de leur caractère novateur. Par ailleurs, la rencontre des services de la DDTEFP et de la Préfecture permettra de décrire les modalités de linstruction des dossiers ainsi que les relations développées avec les employeurs. Enfin, lanalyse permettra dapprocher limpact des activités créées dans le cadre du Programme sur la modernisation du service public.
| Remarque méthodologique Un traitement a été opéré afin de classer les 340 postes créés par les employeurs relevant du Ministère de lEmploi et de la Solidarité en fonction des quatre secteurs dactivités retenus par lévaluation-action intersites : - environnement-qualité de vie (67 postes), - vie sociale des personnes (famille, enfance, personnes âgées) (66 postes), - médiation (62 postes), - culture, NTIC (59 postes). Lévaluation, pilotée par le Conseil Général du Territoire de Belfort, est conduite pour lensemble des fondateurs de la charte de qualité. Toutefois, dans le souci dune meilleure représentativité des résultats, dautres employeurs ont été rencontrés de façon à conduire lobservation dans des structures de taille et de statut différents ainsi quauprès demployeurs non signataires de la charte. Ainsi, le choix des structures rencontrées sest opéré de la manière suivante : - les " incontournables " : les fondateurs de la charte de qualité (5 structures), - en fonction du nombre de postes conventionnés, - en fonction de la taille et du statut des employeurs, - en fonction des expériences intéressantes souvent citées sur le Département, - en fonction des intitulés des postes et sur conseil de la DDTEFP. Au total, 23 structures ont été rencontrées, soit 20,2 % des employeurs du Département impliqués (représentant près des deux tiers des postes créés) dans le dispositif ainsi que deux services de lEtat. Ces rencontres ont donné lieu à 30 entretiens dune durée dune heure et demi à deux heures et organisés autour de trois axes : - lémergences des activités, la rédaction des profils de postes et le caractère novateur des activités, - les relations avec les services instructeurs de lEtat, - limpact des activités sur la modernisation du service public. |
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| Le fait de mettre en relation les principaux acteurs locaux dans une phase très en amont (été-automne 1997) a joué un rôle de levier très fort dans le dynamisme de la mise en uvre du dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes " dans le Territoire de Belfort. Une prise de conscience très nette des enjeux associés à ce Programme a conduit à la définition de principes qualitatifs relatifs à la mise en uvre locale du dispositif. | Lélaboration de cette charte de qualité traduit avant tout la volonté du Territoire de Belfort de sappuyer sur le Programme pour mener une politique active en faveur de lemploi des jeunes tout en sinscrivant dans une perspective de développement local. Mais, les responsables politiques ont également cherché à donner un cadre stricte à la mise en uvre du Programme dans le Département de façon à éviter toute dérive ou tout effet pervers. | ||
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| Une vaste campagne dinformations a permis de présenter le Programme aux employeurs, dexpliquer ses objectifs et de préciser le contenu de la Charte de Qualité. Les employeurs ont salué le Programme et souligné les nombreuses différences avec les autres programmes demploi aidé. Laide financière accordée par lEtat nest pas le principal critère dimplication des employeurs dans le dispositif : elle a prioritairement été vécue comme un apport de moyens substantiels permettant de concrétiser un projet. De plus, tous sont conscients de lintérêt davoir une palette de métiers large et lavantage de pouvoir uvrer en faveur de lemploi de toutes les catégories de jeunes a été largement souligné. |
Enfin, le Programme permet dinscrire lemploi des jeunes dans la durée et offre aux employeurs la possibilité non pas de faire de linsertion " ponctuelle " mais bel et bien de créer des activités concrètes, à temps plein confiées à des jeunes et pour lesquelles ils sont fondés dattendre des résultats (productivité attendue). Cette vision du Programme est une variable explicative forte de limplication des employeurs dans le dispositif. |
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| Les démarches démergences ne présentent pas de caractère spécialement original : outre lassociation du personnel en place, elles sont somme toute relativement " simples " et/ou classiques et ont été conduites en interne, sous forme de brainstorming (voir graphique). Par exemple, elles nont pas fait intervenir de cabinet conseil chargé de faire émerger des idées, de traduire lidée en action puis en poste | Mais, le type de démarches mises en uvre par les employeurs (et leur caractère classique) nest pas neutre : il semble souligner lefficacité du travail dinformation sur le Programme réalisé en amont de son application ainsi que le rôle de conseil et dingénierie joué par les différents acteurs locaux. | ||
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| Certains employeurs ont associé le personnel déjà en place afin didentifier les activités à développer. Une phase de recensement des besoins précis au sein des structures a donc été organisée. Lassociation du personnel sest faite de deux manières. Une association formelle, dabord : des dirigeants ont procédé à un appel à projets en direction du personnel en place afin didentifier les éventuels secteurs à développer (secteur de lenvironnement). Dans ce cas, la réflexion a porté sur tous les éléments relatifs à la création de nouvelles activités (contenu du poste, niveau requis, évolution, .). Une association consultative dautre part, pour laquelle il sagissait plus de prendre lavis des agents en poste et directement en contact avec le public (cas de la médiation). Cette association a permis de tenir compte de la réalité du travail, des publics rencontrés et des terrains concernés lors de lélaboration des profils de postes. Mais lassociation de ces agents sest faite de façon moins formelle que la précédente : sil y a eu consultation, les agents nont pas eu à rédiger les profils de postes. |
On notera alors que la participation du personnel ainsi que la qualité de la réflexion dépendent fortement de limage du Programme que véhicule le dirigeant ainsi que de sa volonté de simpliquer dans le dispositif. La réflexion a été " strictement " orientée vers lémergence dactivités nouvelles, pour laquelle il fallait tenir compte des perspectives de pérennisation : très peu de dérives ont été observées dans les propositions faites par les agents en place. La réflexion a également porté sur les intitulés des postes créés, intitulés pour le moins " exotiques " Les employeurs ont reconnu avoir cherché une dénomination peu classique pour les activités créées, non répertoriée dans le référentiel de métiers en vue dune mise en avant (quelquefois artificielle) du caractère novateur et dune instruction favorable. |
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| Un autre type de démarche a conduit à la constitution dun groupe de pilotage composé généralement du maire et de ses adjoints ou du directeur et de quelques cadres (DRH, responsables de services, ). Ce sont les membres de ce groupe qui ont réfléchi aux services à développer et qui ont rédigé les profils de poste (maisons de retraite, qualité de vie). | La création des postes a également été le résultat dun cadrage politique lié aux orientations de la collectivité (développement de la politique en direction des personnes âgées, des opérations liées à lamélioration du cadre de vie, à la sécurisation des espaces publics-lutte contre lincivilité, ou encore du besoin dévaluer les politiques publiques). Lidée a alors été mûrie par le dirigeant qui la ensuite traduite en action. | ||
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| Il est vrai que lon peut constater (déplorer ?) la faible participation des jeunes ainsi que de la population dans lémergence des activités. Or, il semblerait quils puissent constituer une source riche de pistes à exploiter. Il y a toutefois, dans léchantillon, quelques cas où les jeunes sont intervenus et ont fait des propositions de postes. Ainsi, deux cas dactivités créées dans le cadre du Programme lont été à linitiative des jeunes eux-mêmes (" Groove Machine " et " Revalorisation, Entretien du Patrimoine Privé-REPP "). Ces deux jeunes ont vu lopportunité que leur offrait le Programme et se le sont appropriés rapidement. Dans deux structures (mairies de Delle et de Bavilliers), on a pu assister à une association des jeunes lors de lidentification des activités à développer dans le cadre du dispositif. |
Les employeurs ne semblent pas vouloir ou devoir modifier les procédures mises en uvre jusquà ce jour. Toutefois, certains ont exprimé lintérêt de lélargissement de ces procédures à la population qui pourrait savérer être à la source dune plus grande nouveauté. Par ailleurs, dans le cadre de la relance du dispositif dans le département, il a été décidé dapporter un soutien à lesprit entrepreneurial des jeunes et de leur offrir un accompagnement adapté à leur personnalité comme à leur projet. |
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| Le contrôle des services instructeurs a été orienté dans trois directions : le respect de lesprit de la loi, le contenu des postes soumis à validation et les éléments contractuels du poste (contrat, niveau de formation,
). Chaque fois que le projet déposé ne conduisait pas à une validation " automatique " (en raison dune lisibilité non satisfaisante du projet ou du manque de précisions) les services instructeurs ont argumenté leur décision et favorisé la négociation en invitant les employeurs à retravailler leur proposition. Dès lors, le rôle de conseil joué par ces services aura été fortement apprécié (notamment pour les services déconcentrés). Des rencontres fréquentes entre ces services et les employeurs ont permis déchanger les points de vue, de préciser les choses et ont conduit finalement à une vision plus complète du projet. |
Sils ont pu constater dans de rares cas des pressions politiques destinées à accélérer lattribution dun avis favorable, les services de lEtat ne considèrent pas pour autant que les employeurs aient cherché à utiliser le Programme de façon à bénéficier dune main duvre peu coûteuse. Trois périodes ont pu être mises en évidence dans linstruction des dossiers : une approche strictement par " nouveaux métiers " (1997-1998), une approche assouplie (1998-1999) et enfin, courant 1999, laccent a été mis sur la nouveauté des services. Les services de lEtat, qui pour lheure ne constatent aucun mouvement significatif dans les dossiers soumis à validation, ont alors précisé quils ne réduiraient pas leur vigilance et que les évolutions de lesprit du Programme nouvriraient pas la porte au conventionnement de nimporte quel type de postes.
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Cest dans une double optique de développement de la structure et de lemploi des jeunes que les employeurs ont conduit la réflexion sur la création dactivités. Les postes créés peuvent être regroupés en trois catégories.
Dabord, il y a ceux que lon peut qualifier de " projets dans les cartons " (une grande part des postes créés). Les employeurs disposaient donc de pistes issues de constats ou de réflexions antérieurs au Programme (environnement, médiation, qualité de vie, vie sociale des personnes âgées). Il sest également agit de répondre à certains besoins (incivilité, lien social) par des moyens plus ou moins connus (la médiation sociale) mais dont la façon de faire est différente (écoute, dialogue, recrutement de jeunes des quartiers). Larrivée du Programme a " forcé " les employeurs à réfléchir et à mûrir les idées quils avaient. En ce sens, il a joué un rôle daccélérateur indéniable dans le développement des activités grâce à un apport financier permettant de concrétiser ces projets.
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Puis on trouve les projets nouveaux, fruits de la réflexion initiée précisément dans le cadre de lémergence des activités à développer. Ces nouveaux projets (dans le sens où ils nexistaient pas avant dengager la réflexion) correspondent alors soit à une diversification de loffre de services des institutions qui inscrivent des services nouveaux dans lorganisation (évaluation des politiques publiques) soit à la création de services nouveaux pour le territoire. Certains employeurs saisissent aussi lopportunité dintroduire les NTIC dans leur fonctionnement et développent ainsi de nouveaux projets.
Dans ces cas, le Programme aura été loccasion de conduire une réflexion sur le développement de projets nouveaux et de bénéficier de moyens substantiels pour mener à bien ces projets (rôle dimpulsion). Enfin, on a les " autres activités " qui regroupent plusieurs types de postes : - les glissements de postes existants déjà mais rendus dans le cadre des contrats emploi ville par exemple vers le dispositif " Nouveaux Services-Emplois Jeunes ", - les postes classiques, dont certains peuvent être en contradiction avec lesprit de la loi et qui ont tout de même été conventionnés (au moins 5 postes de léchantillon sont dans ce cas). |
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| Une des inquiétudes souvent émise à légard du Programme porte sur la nature des activités créées et notamment sur léventuelle remise en cause de leur caractère de nouveauté : les activités sont elles réellement nouvelles ? correspondent elles toujours à un besoin non satisfait ou émergent ? Il résulte de lanalyse une difficulté forte de " classer " les activités au regard de leur nouveauté. Plusieurs éléments peuvent expliquer ce constat. Dabord, il faut souligner le caractère transversal des activités créées, transversalité qui rend difficile une répartition dichotomique " nouvelles/pas nouvelles " des activités. |
Dautre part, il faut reconnaître que lon se situe là dans un champ dactivités nouveau. De ce fait, les critères de perception et de qualification de ces activités ne sont pas les mêmes. Aussi, les employeurs rappellent-ils souvent que la nouveauté des activités créées se trouvent en partie dans leur caractère expérimental et évolutif. Cest de cette évolution future que dépend le caractère novateur de lactivité. A cet égard, la participation des jeunes salariés dans lévolution de lactivité et donc leur rôle dans la nouveauté du service sont souvent avancés. Pour autant, les employeurs ont avancé certains critères qui permettent de qualifier la nouveauté des activités.
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| au regard des services rendus, Les employeurs se disent fort satisfaits de laugmentation quantitative et qualitative de loffre des services à la population et soulignent cet élément comme un indicateur de la nouveauté des activités créées dans le cadre du dispositif. Elle répond de fait à une plus grande part de la demande exprimée, ou latente, par la population (cas des maisons de retraite, de lenvironnement, du logement, de la médiation). |
du public concerné par le service rendu, Les employeurs ont expliqué que la nouveauté de lactivité pouvait aussi se mesurer par le public concerné par laction. En effet, les activités développés dans le cadre du dispositif ont permis détendre le public concerné par les services rendus. Ainsi, les employeurs du secteur de lenvironnement ont pu engager un travail plus approfondi en direction des usagers. Dans les secteurs de la culture et de la vie sociale aussi on a pu développer de nouvelles relations avec les parents, les enfants et surtout les jeunes, les résidents des maisons de retraite ainsi que leurs familles Enfin, très souvent controversé, le caractère novateur des activités de médiation semble trouver un consensus sur la question précise du public ciblé par ces actions. Effectivement, outre lamélioration de la qualité du service rendu, les activités ont permis duvrer en direction dun public " sensible " et quelque peu délaissé : les pré-adolescents. |
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| et de la façon de rendre le service. La façon dont le service est rendu constitue un élément indéniable de la nouveauté des activités créées. Notamment, le caractère expérimental et évolutif de la façon de faire est particulièrement intéressant. Les employeurs précisent alors que les jeunes sont des acteurs privilégiés de cette nouveauté qui dépend pour partie deux et de leur investissement personnel. |
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| Les employeurs concernés précisent quil est encore trop tôt pour pouvoir évaluer cet impact. De plus, lapplication des 35 heures a pu accélérer certains changements (réorganisation des services, du travail). | Il y a donc interférence entre ces deux dispositifs sur la modernisation du service public. Mais, un certain nombre dinnovations liées au développement de ces activités sont néanmoins dores et déjà perceptibles. | ||
| Limage des institutions Loffre de ces services a été sensiblement augmenté dans différents secteurs dactivités en lien avec les besoins exprimés par la population (ou latents). Indéniablement, ce développement a permis dune part un rapprochement avec les publics, dont certains sont nouveaux, et dautre part, daméliorer la qualité de ces services par un renforcement des moyens humains. |
Il en résulte une amélioration de limage des institutions, qui constitue indéniablement une innovation consécutive aux activités créées dans le cadre du Programme. En effet, le rapprochement des collectivités avec les publics (les anciens et les nouveaux) ainsi que la stratégie mise en uvre pour rendre ces services (jeunes des quartiers sensibles) ont permis de mieux faire comprendre le rôle de ces collectivités et les services quelles rendent (médiation, environnement). |
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| Le dynamisme des jeunes La " fraîcheur " des jeunes salariés est très souvent soulignée par les employeurs. Si elle est fondamentale dans la façon de rendre le service (esprit dinitiatives, personnalité) et sur le plan de sa qualité, elle conduit aussi à (re)dynamiser léquipe déjà en place. De plus, le rôle que doit jouer le jeune dans lévolution de son activité le conduit à prendre certaines initiatives et faire certaines propositions. |
Ainsi, dans une collectivité, on a pu constater agréablement que certains agents déjà en place " imitaient " les jeunes et faisaient eux aussi des propositions pour améliorer leur service. Dautres ont également constaté une amélioration des relations sociales en interne : larrivée des jeunes dans une pyramide déjà vieillissante a permis de développer de nouvelles " amitiés " qui engendrent des relations sociales nouvelles (sorties, rencontres à lextérieur). |
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| Lévolution du management Bien quil ny ait pas eu (ou pas encore) de modifications fondamentales sur le management dans les collectivités, on a pu noter que se tiennent fréquemment des réunions " pour faire le point " avec les jeunes salariés. Certaines structures ont développé la communication par la rédaction de compte rendus soit sur support papier soit via le réseau intranet. |
Un autre élément intéressant porte sur le volet formation dont bénéficient les jeunes salariés. Certains employeurs ont pu constater que des agents en poste demandent de suivre eux aussi des formations afin daméliorer leur connaissance ou leurs compétences. |
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| Une nouvelle organisation de laction publique ? Larrivée des jeunes dans les collectivités a bousculé lorganisation de laction publique. Dabord, sur le plan des " habitudes de travail ". Le meilleur exemple est fourni par les activités de médiation qui questionnent lorganisation du travail social sur le fond et sur la forme. Ainsi, lintervention sur les horaires de travail (présence en dehors des heures habituelles, lors de manifestations nocturnes ou certains week-end), constitue une innovation organisationnelle forte. Par ailleurs, certains employeurs ont noté la surprise des jeunes face à la communication limitée et à léchange réduit dinformations entre les services. Dans certains cas, les jeunes ont dores et déjà contribué à un certain décloisonnement entre les services : par leur curiosité mais aussi par leur esprit dinitiatives (échange dinformations avec dautres services). |
Enfin, le rapport à la hiérarchie peut sembler moins rigide. La nature expérimentale et évolutive des activités incite les jeunes salariés à prendre des initiatives afin daméliorer la façon de rendre le service ainsi que sa qualité. La marge de manuvre dans la prise de décision peut donc être plus large chez ces salariés qui nen réfèrent pas toujours au supérieur. |
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| Une collaboration inter-institutionnelle Larrivée du Programme a favorisé la réflexion multi-partenariale. Sans constituer une réelle nouveauté pour le département (eu égard à sa taille et à la connaissance entre les personnes), cette collaboration a toutefois dépassé la simple consultation des partenaires locaux pour donner lieu à une véritable coopération et à une définition concertée de la conduite du dispositif (Charte de Qualité, dispositif danimation). Certains employeurs ont néanmoins souligné la difficulté de dépasser, quelquefois, les divergences dopinions et/ou dintérêts inhérentes à un tel partenariat dans lequel, qui plus est, le Conseil Général a eu un poids prépondérant.
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Dans le Territoire de Belfort, cette concertation sest fortement développée dans deux secteurs dactivités : le secteur de la médiation, où elle a été favorisée par la nécessité de signer le Contrat Local de Sécurité, et celui de la vie sociale des personnes âgées. Dans ce dernier cas, il semblerait que le partenariat ne soit pas amené à se poursuivre au delà du Programme, certains dirigeants ayant exprimé leur volonté de conserver une certaine autonomie (discrétion ?) dans la conduite de leurs affaires courantes. |
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