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mix’métiers
Sylvia Lair
Auteure illustratrice de livres pour enfants
Enfant, je griffonnais toujours que ce soit dans la marge d’un cahier ou sur un bout de papier, j’achetais beaucoup de matériel : j’aimais vraiment le dessin. Au départ je voulais être styliste.
Après avoir été dés -orientée vers un BEP et un BAC matériaux souples, un DUT sciences et génie des matériaux, un DEUG Histoire de l’art, en 2000 je suis rentrée en formation professionnelle à l’école d’art Gérard Jacquot.
La première semaine, j’ai eu un cours d’illustration et là ça a été vraiment le déclic : j’avais enfin trouvé ma voie. Je suis allée trouver l’intervenant, un illustrateur de la région et je l’ai convaincu de me former. J’ai appris les aspects de l’illustration, la communication, les dessins animés. Ensuite j’ai décidé de me spécialiser dans les touts petits car on peut vraiment se permettre pleins de choses, c’est l’imaginaire, c’est un univers plus coloré.
Je fais beaucoup d’animaux, d’enfants et de nature, j’arrondis tout. J’ai fait le choix de faire vraiment de l’illustration traditionnelle avec de la peinture et du dessin au crayon. Aujourd’hui beaucoup d’illustrateurs travaillent avec l’ordinateur, ça va beaucoup plus vite. Je préfère me salir les mains, j’’aime bien la matière, ça donne de la vie aux illustrations.
J’ai d’abord travaillé sur des illustrations pour un livre pour enfants, ensuite j’ai sorti mon premier album dans une grande maison d’édition, il marche très bien. On m’a alors demandé de travailler sur un autre livre, sorti en janvier 2007.
Illustrateur c’est une chose, auteur-illustrateur c’est encore autre chose. C’est un métier qui énormément de travail et de temps. Avant d’avoir mon bébé, je travaillais de 8 à 10 heures par jour.
ll faut recommencer et recommencer, c’est la différence entre dessiner et faire de l’illustration. Il faut que cela soit clair et lisible, l’illustration, c’est raconter quelque chose.
Autodidacte, j’ai certaines lacunes et travaille moins vite qu’un jeune sorti des arts déco de Strasbourg, or les délais des maisons d ‘édition sont très courts. Il y a énormément de jeunes illustrateurs auteurs qui sont sur le marché et c’est vrai que la concurrence est rude. C’est pourquoi il faut savoir renouveler son style graphique pour s’actualiser. Dans ce métier là, Il faut savoir accepter les critiques, positives et négatives, c’est comme ça qu’on avance.

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