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mix’métiers

Des femmes
chevaliers du ciel
“ Toute ma vie j’ai rêvé de voir le bas d’en haut ”
chantait Jacques Dutronc.
Une femme dans un avion ?
On pense immédiatement à une hôtesse de l’air pourtant
le secteur de l’aéronautique et la multitude de métiers
qu’il propose s’est ouvert à la gent féminine.
INTERVIEWS
> Eva Cros
50 ans
contrôleur aérien et vélivole
Retraitée de l’armée, Eva n’en reste pas moins active puisqu’elle travaille dans les tours de contrôle des aérodromes d’Epinal et de Reims et se consacre désormais à son autre passion, les compétitions de planeurs.
Comment est née votre vocation ?
Enfant, je voulais être hôtesse de l’air, mais une visite dans une salle d’approche d’une tour de contrôle m’a décidé à devenir contrôleuse, métier que j’ai exercé pendant 29 ans à la base aérienne militaire de Luxeuil.
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N’est-ce pas difficile d’être une femme dans l’armée de l’air ?
Il faut se battre, même si les mentalités ont évolué vers la mixité, et que le manque de confiance, et même la méfiance vis à-vis des femmes tend à s’estomper. Je crois qu’une femme est plus sérieuse, plus travailleuse, et parvient à faire plus de choses à la fois, ce qui est parfait pour ce métier.
Il faut avoir un esprit de synthèse pour gérer la multitude d’informations qui arrivent simultanément, être réactif et savoir prendre des décisions.
Il s’agit d’un travail d’équipe, pour lequel il faut à la fois être sûre de soi “ surtout dans le milieu militaire quand on doit faire des briefings à des escadrons et savoir rester humble quand on ne sait pas.
Concentration, rigueur, sens des responsabilités, résistance au stress sont donc de mise. Cela exige également beaucoup de patience de par les astreintes et les attentes. Ce n’est pas un métier compliqué, il faut avoir l’esprit technique et une formation scientifique ». |

> Sylvie Charbonnier
51 ans
pilote professionnelle et instructeur
Prête à décoller de jour comme de nuit, dans toutes les conditions météorologiques, Sylvie est également instructeur bénévole à l’aérodrome de Chaux où elle fait partager sa passion.
Depuis quand volez-vous ?
Je suis pilote depuis 30 ans. Il y a 10 ans, j’ai décidé d’abandonner mon métier d’enseignante chercheuse en électrotechnique. Avec quelques amis, on a créé une compagnie aérienne basée à Montbéliard, de transport de personnes et de marchandises, « c’est l’avion à la demande ».
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Pourquoi avoir embrassé la passion d’Icare ?
« Plus on vole, plus on a envie de voler », c’est l’aventure, en deux, trois heures on peut être ailleurs, à Barcelone, à l’autre bout de la France, etc.
Quels sont les stéréotypes rattachés au métier de pilote que vous souhaiteriez démentir ?
Il faut tout de même savoir qu’il y a un volet administratif très important dans le métier, et que l’on passe plus de temps dans les papiers qu’en l’air.
De plus, on ne devient pas pilote pour devenir pilote de ligne sur des Airbus, la conjoncture économique pour la petite aviation n’est actuellement pas très favorable ». |
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chiffres clés
• 200 000 professionnel(le)s environ évoluent dans le secteur de l’aéronautique et de l’espace, au sol ou au dessus des nuages. Source : Les métiers de l’aéronautique et du spatial. L’Étudiant
• 5 % des pilotes de l’ENAC (École Nationale de l’Aviation Civile) sont des femmes.
• 30 % des aiguilleurs du ciel de l’ENAC sont des femmes.
• 150 femmes sont pilotes chez Air France pour un total de 4 000 pilotes. Source : Miroir Social 20 mars 2006
• 24 femmes sont mécaniciennes chez Air France sur un effectif de 5 000. Source : Miroir Social 20 mars 2006

• 18 % des effectifs de l’industrie aéronautique et spatiale sont de femmes. Source : L'emploi dans l'industrie aéronautique et spatiale en 2005/2006. rapport GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales)
• 21 % des personnes recrutées en 2005 dans l’industrie aéronautique et spatiale sont des femmes.
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