Parcours de battante
Élodie, 23 ans, aide-soignante dans une unité de soins pour personnes atteintes de la maladie d’Alzeimer
Aux premières loges de la vie
À 17 ans j’étais en rupture familiale et scolaire. L’ANPE m’a orientée vers la mission locale où j’ai rencontré Martine, une conseillère formidable. Grâce à elle, j’ai suivi un bilan de compétences et découvert le métier d’aide-soignante.
Suite à ce bilan, j’ai passé cinq jours dans une maison de retraite afin d’avoir un aperçu de ce métier avant de préparer le concours d’entrée à l’école. J’ai été touchée par ce milieu. J’ai suivi la formation d’aide-soignante et je travaille actuellement dans une maison de retraite auprès de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Ce métier nécessite une implication de tous les instants, une grande réflexion en équipe et une remise en question constructive de sa pratique au quotidien.
Le contact avec les personnes malades et leurs familles, leurs souffrances et aussi leurs joies rend plus humble. Les échanges humains sont d’une richesse extraordinaire.
La vieillesse fait peur. C’est une succession de pertes et de deuils. La vieillesse, comme toutes les étapes de la vie, procure son lot de souffrances mais aussi de joies. Cette dernière étape de la vie mérite plus de considération. Il est important de pouvoir être digne, traité avec respect et empathie, jusqu’au bout de la vie.
Pour accompagner ces personnes âgées dans le quotidien et assurer leur bien être, il est indispensable d’avoir un comportement très respectueux et professionnel, un regard sans jugement, une écoute de qualité. Les soins doivent être prodigués avec douceur et sensibilité. C’est pour moi un engagement profond.
Au fil du temps, j’ai acquis des connaissances sur la maladie d’Alzheimer et sur la manière de communiquer avec les personnes qui en sont atteintes.
Je fais mon métier avec passion, j’en apprend tous les jours et je suis vraiment aux premières loges de la vie.
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