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numéro 7
juillet-août
2007
COVOITURAGE. PLACES LIBRES ? AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE PARCOURS DE BATTANTE
UN LABEL POUR GE VOUS AVEZ DIT PRÉJUGÉS ? AGENDA FAITES-VOUS RECRUTER crochets

 mix’métiers

Cédric, 24 ans
Auxiliaire de vie sociale à l’association Val d’Or.


Votre choix pour ce métier ?
Après un apprentissage de peintre en bâtiment, j’ai travaillé en tant qu’agent de fabrication dans l’industrie automobile jusqu’à ce qu’un accident néo-vasculaire me fasse perdre la vue d’un oeil. Suite à cela, j’ai dû remettre en question mon projet professionnel.  L’amie de mon père était aide-soignante et m’avait beaucoup parlé de son métier, je me suis dit pourquoi pas moi. J’ai trouvé une préqualification courte d’aide à la personne. À l’issue de mon stage à l’association Val d’Or, j’ai fait des remplacements pour les congés d’été. Ensuite comme ils étaient contents de moi, ils m’ont proposé un CDI.
 
En quoi consiste votre métier ?
J’aide les personnes âgées et les personnes handicapées dans leur vie quotidienne, dans les tâches qu’ils ne peuvent plus assurer eux mêmes: lever, habillement, toilette, préparation et prise des repas, vaisselle, ménage, promenades, courses ...
 
Les qualités humaines et les compétences nécessaires pour exercer ce métier ?
La patience, la compréhension -certaines personnes reportent leur mal être sur nous- il faut prendre du recul et préserver l’intimité de chacun. Il faut avoir les nerfs solides, ce n’est pas un métier de tout repos. C’est tout un travail à faire sur soi-même et sur l’autre. On est seul, confronté aux problèmes et aux risques, il faut être très attentif et avoir un peu d’humour. Il faut savoir se préserver et connaître ses limites.
 
La mixité dans votre métier ?
Il y a des gens qui ne voient pas encore les hommes dans ce métier là, surtout les personnes âgées, ce n’est pas la même mentalité, ils ont toujours un peu de réticence à voir un homme s’occuper de leur toilette et même de leur ménage.  Nous sommes 4 hommes à Val d’Or, 2 aides soignants et 2 Auxilaires de Vie sociale.
 
Ce que vous changeriez ?
J’espère que plus tard, notre profession sera un peu plus reconnue et qu’on aura un peu plus de salaire pour que nous aussi on puisse souffler, profiter un peu de la vie.
 
Ce qui vous plaît particulièrement dans ce métier ?
Ce que j’apporte aux gens. Je ne suis pas indispensable mais je dois être présent, je suis là et ça se voit . D’ailleurs quand je dois m’absenter et être remplacé,  les personnes dont je m’occupe n’aiment pas de trop, ils ont pris l’habitude avec moi Même des gens qui n’appréciaient pas forcément au début (un homme), après ils s’attachent, il y a une relation qui se crée.
 
De plus, je suis autonome, j’ai des responsabilités. Cela m’a fait aussi prendre confiance en moi parce que quand je me suis lancé, j’étais presque à la rue, je n’arrivais à rien. Maintenant je suis dans la vie active, je suis quelqu’un. J’apporte quelque chose aux autres et ça m’apporte autant à moi autant. Je trouve mon énergie dans mon travail. Quand on fait quelque chose avec plaisir, ça va tout seul. Moi j’aime ce métier qui me permet  de redonner un peu l’espoir que j’ai  retrouvé aux autres personnes.

chiffres clés du secteur de l’aide à la personne

· 95 % des auxiliaires de vie sociale sont des femmes.  Elles travaillent le plus souvent au sein des services associatifs d'aide à domicile ou de services municipaux (centres communaux d'action sociale), en tant que contractuelles ou fonctionnaires de la fonction publique territoriale. Elles peuvent aussi travailler pour des caisses d'allocations familiales, des services privés à but lucratif ou des particuliers. Source ONISEP.

· associations d’aide à domicile travaillent dans le Territoire de Belfort.

· de ces  associations (AAPA, ASSAD 90 , Colchique, Val d’Or et Jules Joachin) regroupent 714 emplois

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