Qu’est-ce qui vous a poussé à recruter des femmes ?
Notre activité de peinture décoration permet l’accès des femmes à notre profession. Nous en avons reçu une quinzaine depuis 1981. La montée en puissance est récente et liée à notre volonté de porter la part d’emploi féminin dans notre établissement à 10 %.
Aujourd’hui, sur un total de 45 personnes, nous avons 3 femmes au bureau et 4 peintres en production. La petite dernière était en apprentissage et a été embauchée. Des femmes plus âgées ayant d’autres parcours entrent dans le cadre de contrats de professionnalisation avec une embauche derrière. Enfin, nous formons une conductrice de travaux.
Les femmes représentent 50 % de la population, pourquoi nous priver de ce potentiel ? Quand nous recrutons, ce que nous recherchons avant tout ce sont des personnes consciencieuses dans leur travail et impliquées dans l’entreprise, femmes ou hommes. ≈
Quels sont les freins à l’emploi des femmes dans le BTP ?
La famille surtout, qui encourage peu les jeunes à s’orienter vers un métier du bâtiment qu’elle considère -à tort- peu valorisant. Puis, quand les femmes se marient, souvent l’époux n’est pas d’accord pour qu’elle continue dans ce secteur d’activité et encore moins après l’arrivée d’un enfant.
Pour entrer dans ce milieu qui leur était assez fermé, les femmes doivent avoir du caractère et faire davantage leurs preuves qu’un homme. Et elles ont des caractères trempés les gamines ! ≈
Qu’apporte cette féminisation à votre entreprise ?
Une autre approche, un mieux. On note l’attrait des clients, « tiens vous avez des femmes, c’est bien ». Je ne peux qu’inciter mes collègues chefs d’entreprise à embaucher des femmes dans leur établissement car in fine cela ne peut qu’avoir des retombées positives et concourir à la bonne image de l’entreprise et de la profession. ≈
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