J’ai travaillé en industrie puis dans un restaurant qui a fermé en 2002. En voyant une affiche « formation auxiliaire de vie sociale » à l’Anpe, j’ai eu un déclic même si je ne connaissais pas ce métier. Le jour-même je passais des tests d’évaluation à la MIFE. J’aime les contacts humains alors je me suis lancé.
La formation a duré 6 mois, nous étions 2 hommes sur 12 stagiaires. Un jour, Mme Parisot, directrice de Colchique à l’époque, est intervenue. Je posais beaucoup de questions. Cela a dû lui plaire car elle m’a proposé d’aller la voir à la sortie de ma qualification, ce que j’ai fait. J’ai été engagé tout de suite.
En quoi consiste votre métier ?
Je ne suis pas homme de ménage ! Je ne suis pas là pour récurer, faire la vaisselle ou les carreaux, je suis là pour le bien-être de la personne. Certes, on vit de plus en plus vieux, mais dans quel état, cela on n’en parle jamais, moi je veux qu’on vive avec une vie qui soit la plus belle possible. Actuellement, je m’occupe de 4 personnes et j’assure également des gardes de nuit. J’aime rencontrer les gens et dialoguer avec eux. Il n’y a pas de routine dans ce métier-là. C’est riche car chaque personne est différente. À la fin de ma journée, je sais que j’ai servi à quelque chose, les personnes sont mieux dans leur tête, mieux physiquement.
Il n’y a pas de routine dans mon métier. À la fin de ma journée, je sais que j’ai servi à quelque chose, les personnes sont mieux dans leur tête, mieux physiquement.
On ne s’improvise pas auxiliaire de vie du jour au lendemain, il faut une formation sérieuse pour acquérir des techniques. En plus du DEAVS, j’ai suivi un stage de manutention et de premiers secours.
Pensez-vous exercer un métier de femme ?
Absolument pas. D’ailleurs qu’est-ce qu’un métier d’homme ou un métier de femme ? La plupart des gens pensent qu’on ne fait que le ménage, c’est pour ça qu’on est si peu d’hommes. C’est faux, la priorité c’est vraiment le bien-être des personnes.
Il faut aimer la vie, s’aimer soi-même afin de pouvoir aider les autres. Il faut aimer dialoguer avec les gens, s’intéresser à leur vécu, être à l’écoute. Il faut également être patient et fort psychologiquement face à certaines maladies, car il y a toujours une part d’affectif. On encaisse beaucoup de choses, mais cela fait encore plus aimer la vie.