
Aurélie, 20 ans,
1ère classe militaire du rang,
auxiliaire sanitaire
Aurélie travaille au service médical du quartier. Après un bac médico-social, elle vient de signer un contrat à durée déterminée de 5 ans. Elle a choisi dêtre infirmière et cest larmée qui lui dispensera sa formation. Le diplôme quelle obtiendra est un diplôme détat qui lui donnera le même statut dinfirmière dans le civil. Même si elle na aucun intérêt pour les postes de commandement, Aurélie devra obligatoirement suivre la formation de sous-officier avant de commencer ses études dinfirmière.
« Je vais pouvoir être formée au métier qui me plaît et en plus, je sais que je serai amenée à partir en déplacement à létranger, ce qui est pour moi un avantage lié à larmée.
Je suis logée au quartier dans une chambre que je partage avec trois filles et où nous avons tout le confort nécessaire. Il y a un palier filles et un palier garçons mais nous mangeons tous ensemble dans la même salle à manger. Après le repas, je suis totalement libérée de mes obligations professionnelles jusquau lendemain matin. Au moment du recrutement, on mavait prévenue des petites réflexions que je pourrais entendre de la part des militaires du rang masculin, mais franchement, ce nest jamais méchant et ça na pas dinfluence sur le moral ! »
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Delphine, 32 ans,
Sous-lieutenante, officier chargée de la communication et de linformation
Diplômée dun DEA (bac +5) de relations internationales et dune formation de stratégie défense, Delphine a travaillé quatre ans dans lindustrie de larmement et de laéronautique à Paris. Lors de son retour en province, les opportunités lui font défaut ; alors, par curiosité, Delphine sintéresse à ce que propose larmée. Et parce quelle entrevoit de belles perspectives dévolution de carrière, elle signe rapidement un CDD* de quatre ans. Elle assure aujourdhui la couverture médiatique des déplacements militaires mais aussi la communication interne et externe au quartier.
« Lorsque jai décidé dintégrer larmée de terre pour exercer mon métier, ça a été plutôt mal perçu par mon entourage qui considérait quune femme ny avait pas sa place. Je pense que beaucoup de gens réagissent de cette manière par méconnaissance de ce secteur et des professions que lon y trouve. Il est possible de rentrer à larmée par hasard, mais on ne peut pas y rester par hasard. Car ici, la vie en communauté impose des règles qui présentent des avantages et des inconvénients quil faut savoir apprécier. Dans mon cas, je fais mon métier exactement de la même manière que je pourrais le faire dans le civil sauf que dans larmée, je peux conjuguer ma passion pour le journalisme et la communication avec la géopolitique ».
* Contrat à Durée Déterminée
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Evelyne, 25 ans,
Maréchale des logis, sous-officier comptable
Après sa formation militaire de 8 mois à lécole nationale des sous-officiers, Evelyne est comptable au 1er régiment dartillerie de Bourogne. Titulaire dun DEUG de droit, elle se dirige vers ce secteur peu ordinaire car elle aime la mobilité. Ainsi, elle aura la possibilité de participer à des opérations extérieures. Car en effet, le métier de comptable au sein de larmée revêt plusieurs spécialités. Par exemple, le
« comptable matière », lorsquil part en manuvre, a pour mission de gérer lenveloppe budgétaire qui est accordée au déplacement (soutien en carburant, gestion des avances de soldes
).
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Sandrine, 23 ans,
Maréchale des logis, sous-officier gestion des ressources humaines
Travailler au service ressources humaines du régiment, cest gérer les carrières, les avancements, les grades du personnel selon des règles liées aux statuts propres à chaque catégorie de personnel et en fonction des textes réglementaires.
« Mon métier est presque le même que dans le civil. Ce qui diffère, cest la mobilité et donc les situations très différentes auxquelles il faut savoir répondre et sadapter selon que lon est au quartier ou en mission.»
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Annick, 46 ans,
Adjudante-chef, sous-officier
chef de secrétariat |
Titulaire dun bac scientifique et dune formation à lécole hôtelière, Annick ne pensait pas quelle ferait carrière dans larmée. À 23 ans, déçue par les contraintes horaires de lhôtel-lerie, elle rejoint linstitution militaire en rentrant au service des informations et des relations publiques des armées et com-mencera au grade de sergent. Elle restera au ministère de la Défense à Paris jusquen 1990 avant dintégrer le centre dinformation et de recrutement de larmée de terre à Belfort. Aujourdhui, mère de quatre enfants, elle commence chaque journée par un entraînement sportif dune heure avant de rejoindre son secrétariat à 9 h.
« Larmée offre des avantages non seulement en terme de carrière (solde, mobilité, concours) mais aussi en terme dhygiène de vie. Il y a peu de possibilités dans dautres secteurs de pouvoir intégrer dans son temps de travail de lexercice physique à des postes sédentaires. Dans larmée, une bonne condition physique fait partie des nécessités du service. En effet, même les personnes en postes administratifs sont appelées à partir en mission ». |
Et les enfants, que pensent-ils de leur maman sous-officier ? « Cest pour eux une situation normale. Ma fille de 11 ans est rentrée en septembre 2001 après une selectin sur dossier au collège militaire dAutun en Bourgogne où elle suit sa scolarité de sixième après une sélection sur dossier
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Raphaëlle, 31 ans,
Lieutenante, officier chef dune section-lance roquette multiple |
| À 26 ans, après des études de géographie, passionnée par les métiers de larmée, Raphaëlle effectue son service militaire national. En 1996, elle devient élève officier de réserve puis sengage sous contrat*. Elle passera ensuite le concours dofficier de carrière puis deviendra officier des armes en 1998. |
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Aujourdhui à la tête de sa section, elle a la responsabilité de quatre lance-roquettes multiples et de quatre véhicules de ravitaillement en munitions. Mais surtout, elle a sous ses ordres une vingtaine dhommes et, contrairement à certain(e)s autres professionnel(le)s de larmée, Raphaëlle a des fonctions de combattante : « Les compétences que jai pu acquérir me permettent dassumer mes responsabilités de commandement sur le terrain : il y a une confiance spontanée des hommes sous mes ordres et mes capacités de management seront très facilement transférables dans le civil. Bien sûr, je ne pourrai pas exercer mon activité de la même façon. De par mon expérience, jai déjà connu, lors de certaines missions hors métropole, des problèmes de promiscuité quil faudrait rapidement repenser, néanmoins, ces petits soucis ne constituent pas des raisons valables à ce que les femmes nintègrent pas larmée. »
En effet, Raphaëlle est amenée à partir en manuvre. Lannée dernière, une mission à Mayotte (île de locéan Indien) a duré quatre mois. Donc, pour linstant, elle se voit difficilement allier vie de famille et profession. Elle envisage des enfants plus tard, dans sa deuxième partie de carrière, lorsqu'elle arrêtera ses fonctions de commandement sur le terrain pour des fonctions de spécialiste (et toujours de commandement) qui ne lobligeront plus à se déplacer fréquemment.
*Pour être officier de réserve sous contrat, il faut nécessairement être titulaire
au minimum dun bac + 2 et être âgé(e) de moins de 30 ans. |
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Stéphanie, 22 ans,
Maréchale des logis, sous-officier mécanicienne |
Stéphanie sest engagée dans larmée le 1er mars 1999. Après la formation à lécole des sous-officier de Saint- Maixent, elle entre à lécole dapplication à Bourges pour obtenir le certificat technique de 1er degré en mobilité terrestre. Elle est aujourdhui mécanicienne de moteurs thermiques (moteurs auto-mobiles, tronçonneuses, tondeuses, groupes électrogènes
). Stéphanie a fait le choix dun métier manuel parce quelle se savait douée pour ça. Mais si on lui demande pourquoi elle a choisi larmée, elle sétonne que cette question lui soit posée. Elle ne cache pas quen étant une femme et de plus mécanicienne, il lui a fallu faire ses preuves avant de gagner la confiance de son entourage exclusivement masculin. Pourtant, en tant que chef déquipe, Stéphanie a trois hommes sous ses ordres.
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| Dernièrement, elle rentre dune mission en Guyane qui a duré cinq mois, pendant laquelle elle était sous-officier automobile de la compagnie, chef datelier VL. Être mécanicienne dans larmée, cest savoir aussi réparer un véhicule dans nimporte quelles conditions
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suite ...
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