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À l’hôpital de Belfort-Montbéliard

Agente de sécurité incendie


Bernadette Moltenis

Anciennement agente de service hospitalier (ASH) à l’hôpital de Montbéliard, Bernadette Moltenis a postulé il y a 2 ans pour l’emploi d’agent (e) de sécurité incendie. Déjà détentrice du diplôme ERP1 (Etablissement recevant du public au niveau 1), elle accède à ce nouvel emploi sans a priori particulier. D’autant plus qu’en tant qu’ancienne pompière volontaire, elle connaît les avantages et les inconvénients d’un entourage exclusivement masculin.

" Lorsque je dis que je travaille à l’hôpital, explique Bernadette Moltenis, je suis systématiquement infirmière. Si j’explique que je suis agente de sécurité incendie, c’est immédiatement lié à la sécurité physique. Je dois expliquer que ça n’a rien à voir avec la force, c’est un métier de prévention. Il faut simplement n’avoir ni l’appréhension du feu, ni le vertige ".

Reconnu par le ministère de l’Intérieur (et non de la Santé), le statut " d’agent(e) de sécurité incendie " dans des établissements publics reste toutefois à définir. Il s’agit d’une fonction nouvelle, très différente du métier de sapeur pompier. Le pompier intervient lorsqu’il y a le feu. L’agent(e) de sécurité incendie, lui (ou elle !), est là pour éviter le feu, grâce à des tableaux de surveillance et une bonne maintenance du matériel (tête de direction, trappe de désenfumage, clapets coupe feu, et.). Le dépannage des ascenseurs, les rondes de nuit dans l’hôpital, sont aussi sous la responsabilité de l’agent(e).

Parmi les 24 agent(e)s de sécurité incendie de l’hôpital Belfort-Montbéliard, on recense seulement 2 femmes... ce qui explique peut être qu’à ce jour les vestiaires ne sont pas adaptés pour elles. Ce sera rectifié prochainement lors de la construction de nouveaux locaux. A croire qu’enfin on envisage sereinement l’intégration des femmes dans ce service...